L'originalité, avec les flops et les signatures de Tack, c’est que rien n’est jamais pareil. Alors que les grapheurs cherchent généralement à trouver et affirmer leur style, Tack, lui, vise à se renouveler en permanence. Les lettres de son nom sont sans cesse ré-inventées, comme une exploration typographique sans codes, ni frontières.
« Avant je détestais peindre seul. Depuis 2 ans, cela me plait de plus en plus… ». Réservé, presque timide, un soupçon de malice traverse son regard quand il parle de sa passion : déchirer les murs et laisser sa trace, une empreinte de son œuvre en 3D et quadrichromie.
Il commence par dessiner au spray sa typo noire : « du noir, toujours du noir, sinon cela ne fait pas fini.. ». Il peint son lettrage - T.A.C.K- et l’enjolive avant de lui créer une ambiance plus ou moins graphique. C’est souvent de l’improvisation, de l’instinct. Il dessine, « sketche », mais jamais dans l’optique de reproduire un dessin sur un mur... Poser sur un terrain reste spontané : « On est dans l’instant, des bombes, un mur, des potes… et de l’inspiration ».
Petit, il gribouillait des ronds jusqu’à noircir entièrement sa page. Cinq voyages dans le cosy panier à salades lui auront fait préférer le terrain au vandal et le light-graff aux flops noir et chrome. Son prochain voyage ? New York, berceau de la culture graffiti. Prochaine peinture ? Avec son crew à la caserne Niel ou au bassin à flots, du côté du cimetière des chats. Prochaine expo ? Dans la rue, à ciel ouvert ou ailleurs… À suivre.
« Les graffitis sont l’âme de notre ville, celle que le béton n’aura jamais… »



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